http://www.mountainwilderness.ch/fr/projets/silence/stop-heliski/les-guides-sans-heliski-ca-le-fait-aussi/

Avec les guides sur cette liste vous n'allez certainement pas faire de l’héliski.

En publiant leur nom, ils montrent leur soutien à une profession sans héliski.

Guides de langue allemande

Les écoles de sport de montagne suivantes n'offrent pas d'héliski:

Ces magasins de sport de montagne sont opposés à l'héliski:

Quelques voix connues sur l'héliski

Pierre Tardivel (F), guide et skieur extrême, auteur de nombreuses premières: «En 1988, je me suis fait poser en hélico au sommet du Mont-Blanc pour la première à skis du Grand Pilier d'Angle. Je mesure facilement aujourd'hui la piètre valeur de cette réalisation. L'hélico a enlevé une grande partie de l'intérêt et de la difficulté de la course. Au-delà de ces considérations, on n'a plus le droit aujourd'hui de brûler des centaines de kilos de pétrole pour satisfaire les futiles ambitions d'une personne. Notre planète est en danger. Au cours de nombreuses sorties en montagne, j'ai pesté contre le bruit infernal de ces machines. Depuis longtemps, l'héliski est devenu pour moi inconcevable.»

Stéphane Brosse (F), vainqueur de la Pierra Menta, de la Patrouille des Glaciers et de la Mezzalama: «Chaque randonneur, skieur-alpiniste ou rider a déjà connu cette sensation où durant l'ascension il imagine déjà sa descente, le mouvement de terrain où il fera son virage, la pente où il enchaînera 4 grandes courbes, ... l'excitation monte crescendo durant les longues ascensions et le plaisir de la descente en est décuplé. Pour cela mais aussi parce que pour moi la montée rime avec plaisir, observation du paysage, dépassement de soi, et parce que nous n'avons désormais plus le choix pour notre planète : la pratique de l'héliski n'est pas une démarche de montagnard.»

Patrick Gabarrou (F), guide et auteur de nombreuses premières en alpinisme, garant de MW International: «La question n'est pas fondamentalement d'être pour ou contre l'héliski, mais de savoir si l'héliski est encore possible dans le cadre de l'espace sauvage réduit qui est celui de nos montagnes d'Europe.»

Marcel Demont (CH), guide et écrivain:
«Est-il vraiment de bonheur comblé
Celui qui au sommet est arrivé
Par un hélicoptère transporté
Le prétendu aventurier
Se réclamant d’une vaillance contestée
Troublant le calme des divins escarpements
Les sublimes cimes neigeuses polluant
De nauséabonds gaz d’échappement
Dans un insupportable boucan ?»

Samivel (1907-1992), écrivain, graphiste, explorateur: «Il est inadmissible que des jeunes venant de trimer six heures d'affilée pour conquérir leur sommet s'en trouvent chassés et leurs beaux souvenirs détruits par l'irruption d'une machine tonitruante débarquant sans coup férir des quidams dont le seul mérite est de posséder un compte bien garni. Il y a là une véritable agression psychologique.» (cité par François Labande dans Ski sauvage, Arthaud, 1983)

Claude Rémy (CH), serial-ouvreur de voies d'escalade: «Le respect de la nature doit impérativement devenir prioritaire et diriger notre philosophie, nos actes. Monter à un sommet par ses propres forces, jouir de l'effort et de l'environnement, pour y descendre ensuite est assez logique pour une grande majorité d'entre nous... Soyons assez convainquants de ces bienfaits et des beautés que cela procure. L'hélicoptère en montagne est un fabuleux outil pour les secours, les transports et divers travaux d'études, mais nous devons impérativement lutter contre tout autre survol et dépose d'hélicoptère en montagne. Désormais nous devons diminuer les places autorisées tout en imposant à tout appareil volant à moteur une plus grande hauteur de survol du relief. Naturellement, les motoneiges et tout autres engins à moteur ou autres nouvelles remontées à moteur doivent être strictement limités, voire désormais interdits dans les montagnes, afin de préserver ces espaces vierges des atteintes humaines.»

En outre, les personnes suivantes soutiennent notre requête: