Mountain Wilderness Schweiz
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Renoncement, soin, rayonnement et créativité

Renoncement, soin, rayonnement et créativité furent les critères du «Prix Wilderness 2004 des refuges de montagne». Les candidatures ont été évaluées par le jury, composé cette année de Fredi von Gunten (fondation «Save the Mountains»), Remo Kundert (auteur du guide des refuges CAS) et Bernhard Batschelet (MW-Suisse).

Les valaisans sont les meilleurs

Le premier prix revient à la cabane Bietschhorn du Club Alpin Académique de Berne (AACB) et sa gardienne Anni Imstepf, qui ont été déclarées « vainqueuses » à l'unanimité. La gardienne vit toujours selon la tradition alpine, en renonçant délibérément au confort, sans pour autant que l'hospitalité n'en pâtisse - bien au contraire. La cabane elle-même a été rénovée par l'AACB de manière exemplaire. Avec cette victoire, le « Prix Wilderness 2004 » dont la somme s'élève à 5000 francs, est remporté pour la seconde fois - avec la cabane d'Arpitettaz en 1996 - par une cabane valaisanne. La remise du prix a eu lieu au début de l'été 2005.

Trois prix de reconnaissance

Le jury a en plus décerné trois prix de reconnaissance pour des réalisations particulières:

  • Pietro Zanoli de la cabane Nimi exploite un alpage avec des chèvres et aide ainsi par son engagement à conserver un morceau du paysage culturel dans la haute vallée de la Maggia. Des étables en ruine ont été rénovées et aménagées afin qu'il soit possible d'y passer la nuit. Il régale ses hôtes par ses propres produits ou des produits régionaux, tels que polenta et fromage de chèvre.
  • Thomas et Marietta Meier-Hodel montrent avec la cabane Länta, près de Vals, comment sensibiliser leurs hôtes de manière exemplaire. Ils mettent également en pratique une ligne de conduite professionnelle. Leurs directives pour un comportement respectueux dans la nature et la gestion écologique d'une cabane tombent sous le sens.
  • La section Toggenburg du CAS pourrait réaliser, si elle le voulait, de grosses recettes avec sa cabane du Zwinglipass, située au coeur du très fréquenté massif de l'Alpstein. Mais elle renonce fermement à tout transport héliporté et ne propose en conséquence que des repas simples et un confort limité. Pour garder les frais d'exploitation au plus bas, les membres de la section organisent au début de chaque été une montée de marchandises à la cabane à dos d'homme (« Hötteträgete »), et un système de tournus a été instauré pour la gestion de la cabane.

Ces trois équipes montrent par leur engagement comment en Suisse une gestion de cabane équitable vis-à-vis de la «wilderness» peut être concrétisée.