Mountain Wilderness Schweiz
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A l’heure actuelle, 75% (environs 35'500 GWh) de l’électricité consommée en Suisse sont produits grâce à l’énergie hydraulique. Chaque année 5400 GWh devraient être produits en plus grâce aux sources d’énergie renouvelables, dont 2200 GWh grâce à la force hydraulique. Mais grâce à quels cours d’eau ?

Fédéralisme douteux

Aujourd’hui ce sont les cantons et même en partie les communes qui décident de l’utilisation de la force hydraulique. Ceci n’a malheureusement pas changé avec l’introduction RPC (rétribution à prix coûtant du courant injecté). En effet, la Confédération n’a pas réussi à introduire des critères nationaux pour l’utilisation des cours d’eau. Au contraire : les études sur le potentiel de ces derniers n'ent sont qu'à leurs prémices. Donc lorsque les résultats seront publiés, beaucoup de projets seront déjà au stade final de la construction. A cause de cette politique non coordonnée d‘encouragement pour l’utilisation de la force hydroélectrique, il est à craindre que des cours d’eau à l’heure actuelle encore intacts seront ainsi exploités. Ceci, sans aucune étude sur l’impact écologique ! Des écosystèmes précieux risquent d’être détruits à jamais.

Notre engagement

Chez mountain wilderness nous militons donc pour une politique énergétique qui se base à la fois sur l’efficacité et sur l’impact écologique. Nous nous battons en priorité pour que les installations déjà existantes soient rénovées afin d’augmenter leur productivité, au lieu d’exploiter de nouveaux cours d’eau encore intacts. De plus, nous demandons l’élaboration de critères stricts pour la construction ainsi que pour la modernisation d’installations hydroélectriques. Les installations à l’abandon doivent simplement être démontées, de même que les installations encore actives ayant un impact négatif sur l’environnement et qui ne peuvent pas être rénovées.Nous voulons introduire des critères globalement applicables. En effet il faut penser aussi bien à la disparition des courants en amont, à la très forte diminution du débit en aval qu'à la disparition ou au lissage des débits saisonniers.