Mountain Wilderness Schweiz
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Col de Balme

La vue sur le Mont-Blanc depuis le Col de Balme est renversante. Le Glacier du Tour en passant par les Aiguilles de Chamonix et jusqu’au Mont-Blanc en un seul coup d’œil !

:Jusqu’au Col de Balme 2 h ½ plus 40 min. jusqu’à la Croix de Fer. Retour au Châtelard en 2 h.
:marcheur entrainé, quelques passages nécessitant la prudence
Distance:12 km
Carte:Martigny 282

Transport:

  • Aller: Bus de Martigny au Col de la Forclaz et Trient.
  • Retour: Train de Châtelard ou Finhaut jusqu'à Martigny, chaque heure

:

Trient 1297 - Le Peuty 1326 - Tsanton-des-Aroles 1898 - Les Herbagères 2033 – Col de Balme 2204 - Croix de Fer 2343 - Catogne 2011 - Le Châtelard 1123. En route: beaux points de vue sur le glacier du Trient, le Mont-Blanc et le Valais (Croix de Fer)

Manger:

A l’Hôtel Suisse au Col de Balme. Pas vraiment à conseiller.

Dormir:

A Martigny (hôtels), au Col de la Forclaz (027 722 26 88, Fr. 70.- à 110.- pour 2 personnes avec petit déj.) ou au Col de Balme (Hôtel Suisse 0033 450 54 02 33)

Informations:

Office du Tourisme à Martigny (027 722 22 20), à Trient (027 722 46 23) ou Finhaut (027 768 12 78).

Suggestions:

Le Musée des CFF à l’Usine électrique du Châtelard près de la gare. Ouvert du lundi au samedi de 14h à 16h, visites guidées chaque jour à 10h30. Fr. 5.-/3.- (027 768 11 10).

Variantes:

La Forclaz - Les Grands - Col de Balme: Pendant 3/4 d’heure le long du bisse avec vue sur les glaciers des Grands et du Trient, puis, par-dessus une crête jusqu’à la Remointse, contournant l’arrête de la Pointe du Midi à l’alpage les Herbagères et enfin jusqu’au Col de Balme. Au total, 3½ jusqu’au Col de Balme.

Col de Balme: Le Mont-Blanc de la tête aux pieds

Elsbeth Flüeler

 

A la dernière minute, une classe d’école se dépêche pour prendre le bus de Trient. Le chauffeur du bus ne savait pourtant rien d’une réservation, mais il les laissent quand même monter, mais par contre pas manger, car cela, selon le chauffeur, lui causerait du travail supplémentaire, et pas du plus agréable. Les enfants le prennent avec calme, tout comme la longue attente devant la poste à Martigny jusqu’à ce que toutes les lettres et tous les colis soient chargés. De surcroît, sur la route vers le Col de la Forclaz, il y a passablement de boîtes aux lettres à vider et d’envois à remettre. Trois quarts d’heure entiers sont comptés pour ce court trajet. De toute façon, nous n’aurions pas pu aller plus vite, car devant nous, un car polonais fait ce qu’il peut pour gravir la montée vers le col. Nous nous traînons derrière lui. Au col, les différents bus libèrent leurs voyageurs: le car postal les écoliers, le car polonais les polonais qui se dispersent en un clin d’œil dans un pré maigre où les herbes leur arrivent jusqu’aux hanches, à la recherche d’un point de vue sur le glacier du Trient. D’autres classes d’école attendent devant le restaurant, prêts à continuer leur route. Je suis la seule voyageuse qui reste pour se faire conduire jusqu’à Trient. Cet hiver, il y aurait eu beaucoup de neige. Au Col du Grand-St-Bernard même 23m, rapporte le chauffeur. La fraiseuse à dû creuser une tranchée avec des parois de 8m de haut, pour rendre le col praticable. Il pense que ce ne sont pas des quantités inhabituelles, mais cette année, la neige semble néanmoins rester plus longtemps. Car à la mi-juin, les pentes du Col de Balme sont encore recouvertes de névés. Je suis contente d’avoir choisi le chemin le plus court, au lieu de passer pas le glacier des Grands, ce qui est plus profitable, mais un parcours bien long.

 

Au dernier arrêt avant Trient, je descends et me dirige vers le Peuty, d’où le chemin du Col de Balme est signalé. On traverse le cône alluvial du Nant-Noir et on arrive là où le ruisseau rejoint la vallée du Trient. Depuis là , le sentier monte dans la forêt en faisant beaucoup de lacets jusqu’à Tsanton-des-Aroles et l’alpage des Herbagères. Maintenant, il reste une demie heure à faire jusqu’au Col de Balme, la frontière entre la France et la Suisse, qui fut un col très fréquenté à d’autres époques et d’où on voit le Mont-Blanc dans toute sa splendeur. L’Hôtel Suisse a connu des temps meilleurs, lorsque le col était le passage le plus confortable pour se rendre dans la vallée de Chamonix. Aujourd’hui, seules deux choucas et moi-même se promènent dans ces lieux. Plus tard, je croiserai encore deux marcheurs. Du côté français, un télésiège tourne, bien qu’on n’aperçoive aucun passager. On a intérêt à regarder par-dessus toutes ces remontées mécaniques qui nous gâchent cette magnifique vue. Le Col de Balme à été la cible d’autres projets touristiques. Une nouvelle remontée mécanique à la Tête de Balme aurait dû être construite par la Commune de Finhaut. En tout cas, la commune l’aurait voulu. Mais après des tergiversations qui ont duré dix ans ou plus, le plan a échoué suite à une décision du tribunal fédéral. Au Col de Balme, plusieurs chemins bifurquent. Avec toute cette neige qui reste, je préfère contourner la Tête de Balme. Traversant la pente est de celle-ci, le chemin mène au sommet de la Croix de Fer, d’où j’ai une large vue sur le Valais. Je m’offre un moment pour profiter de cette vue gratifiante et je poursuis vers le Châtelard. En été, un sentier direct passe par l’alpage de Catogne, puis suit le ruisseau et mène au Châtelard. Parfois, il faut avoir un peu d’imagination pour trouver le chemin, car les balises ne sont plus très fraîches. Mais si on prend toujours la direction nord-ouest direction le Châtelard, on le trouve toujours.

 

Depuis le Châtelard, il y a toutes les heures un train pour Martigny. Comme j’ai une bonne demie heure d’attente, je visite le Musée des CFF dans l’usine électrique à côté de la gare. En fait, la saison ne commence que dans quelques jours, mais néanmoins on m’accorde une courte visite guidée juste pour moi pendant laquelle j’apprends beaucoup sur la construction des usines électriques dans les anciens alpages de la Vallée du Trient. Mon temps d’attente ne passe que trop vite.

Traduction: Geneviève Vuilleumier